Son fils, Jean de CHADIRAC, Conseiller à la Table de Marbre de LOUIS XV, lui succède, après une jeunesse tumultueuse, et se retire au SOULEY. La propriété viticole prend le nom de « GRAND MEDOC » puis « LATOUR SOULEY ».
Jean de CHADIRAC décède pieusement le « 5 ème jour de May 1725 », assisté pour l'extrême onction, car il ne pouvait parler, par les deux sacristains du village, BENEYT et LASSERRE (Arnaud). Comme tout seigneur, il est inhumé entre les autels de la Vierge et de St Jacques dans l'église abbatiale St Pierre de VERTHEUIL. Sa postérité n'a pas d'enfants.
A la doyenne, il a été conté par une dame décédée depuis, que la propriété avait été achetée en assignats par la famille de Courcelles, et qu'une aïeule avait écrit dans son journal :
« On fait grand feu au SOULEY »…
En 1839, Monsieur Vincent GRENIER achète Latour Souley aux héritiers de Chadirac.
En 1877, à son décès son gendre, Alphonse MOREAU GRENIER, ancien maire de PAUILLAC, lui succède. C'est un fin vigneron. Son vin est renommé en Flandres, en Hollande, en Belgique.
Peut-être au gré des héritages, la propriété se partage….
D'une part, LATOUR SOULEY sans vignoble, et le SOULEY qui devient le SOULEY STE CROIX, au cours d'une grande fête religieuse et conserve le vignoble.
Là, il subit comme LATOUR SOULEY, fortunes et infortunes.
Une période faste et prospère avec Monsieur CARSOUL, négociant bordelais, et renommé pour son vignoble aux cèps centenaires et moussus.
Puis, il est vendu et revendu, et les propriétaires se succèdent de plus en plus rapidement.
Fin 1958, la famille RIFFAUD l'achète ruiné, déconsidéré, son vignoble vendu à l'arrachage, bâtiments en mauvais état.
Alors pour cette famille, commence quarante ans de luttes et de difficultés incessantes pour reconstituer le vignoble, remettre bâtiments, toitures, matériel en état.
Elle fait maintenant partie de l'histoire du village. Elle en est la plus ancienne propriété viticole et appartient au Patrimoine. Elle a été fêtée lors de la « Nuit du Patrimoine » avec illumination aux multiples bougies, concert de cors de chasse, discours et nombreuse assistance.
Elle a été heureuse de se voir à l'honneur un moment.
Mais elle est devenue une petite tribu « LES RIFFAUD ».
Des acheteurs, reste la doyenne sur la route du centenaire. Son fils JEAN, succède à son père PAUL. Avec son épouse, MARIE JOSE, , il gère le SOULEY, aidé par ses trois fils : FREDERIC, l'aîné, Maître de chai, VINCENT, le cadet qui s'occupe du matériel et des travaux dans les bâtiments, JEAN BAPTISTE, le dernier : le vignoble est son domaine.
Le vignoble lien puissant entre tous, lien de vie.
Les années passent, le grand père PAUL décède, chacun d'entre eux fonde un foyer :
FREDERIC épouse KARIN qui lui donne deux enfants : GIULIA et JULES
VINCENT : NATHALIE : un petit garçon PAUL vient de naître.
JEAN BAPTISTE a épousé MAGALIE en septembre 2005.
Voilà la longue, la bien longue histoire du SOULEY à travers les ans et ses changements fastes et néfastes.
A notre tour, d'être en scène avec les difficultés du moment et d'une époque.
Accordez-nous ou continuez à accorder votre confiance au terroir du « SOULEY STE CROIX » et à une famille de vignerons qui l'aime profondément. |